When love is a gun # Billy C. Archer



 
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When love is a gun # Billy C. Archer

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MessageSujet: When love is a gun # Billy C. Archer Lun 13 Fév - 17:45


Billy C. Archer & Léandre A. Hunter



    Seize jours. Cela faisait seize jours qu'il était parti de chez moi quand nous buvions le thé. La porte avait claquée violemment comme s'il avait voulu l'arracher de ses gonds. Le bruit avait résonné encore de longues secondes dans mon petit appartement, je sentais encore les murs qui tremblaient sous le choc. Et j'étais resté planté là. Derrière le canapé, le thé brûlant fumant sur la table d'à côté. La tête baissée, las car c'était la même chose à chaque fois. Et j'en étais fatigué. A chaque fois, je me disais que ce serait la dernière fois. Qu'il ne reviendrait pas, que je ne lui pardonnerais pas sa crise de colère. Mais j'étais bien incapable de m'y tenir, et au fond de moi je le savais déjà.

    Au bout de cinq jours, je lui avais envoyé une lettre par Hildebert ma chouette grise, celle que j'emploie pour le courrier important. Je lui expliquais que j'étais désolé, que je comprenais pourquoi il ne voulais pas que je le protège. Je m'excusais en le priant de revenir boire le thé, que nous pourrions discuter tranquillement de mon prochain voyage en Amérique centrale le mois suivant. Je lui demandais poliment comment il allait, comment allait ses amis auxquels il tenait tant et à côté desquels je ne faisais pas le poids. Je lui parlais ensuite de ma visite à Poudlard où j'avais du faire une présentation sur l'Egypte ancienne aux élèves de dernière année. Je dois dire que j'avais eu les nerfs à fleur de peau ce jour-là pour diverses raisons qui m'avaient incitées à écrire cette lettre, le karma comme disent les hindous.

    Mais les jours avaient continué de s’égrainer, Hildebert était rentré rapidement prouvant que la lettre avait été remise mais aucune réponse en retour, ni les jours suivant. J'avais caressé les plumes de l'oiseau en lui donnant sa nourriture avec déception. La vie avait continué, j'avais vu quelques amis, des collègues, continué certaines recherches et des rapports que je publiais de temps à autres dans un magazine de sorciers spécialisé. Entre temps, je reçus la missive d'un supérieur m'intimant de prendre en charge un nouveau site de fouilles en Amazonie. Une des pyramides aztèques avaient été ouverte et l'on y avait trouvé un artefact égyptien à l'intérieur. Une chose étonnement étrange et miraculeuse qu'il fallait étudier sans délai. Je devais préparer mes affaires et partir le plus tôt possible pour deux mois. Le plus tôt possible. J'avais expliqué que je ne partirais pas avant deux à trois semaines prétextant un rapport de recherches à terminer. La vraie raison était que je ne voulais pas partir tant que j'étais fâché avec Billy. Le problème majeur étant que je ne pouvais pas le forcer à me parler alors qu'il n'avait même pas répondu à ma lettre. La seule chose à faire était d'attendre.

    Ce que je fis. J'écrivis quelques lettres à des amis et des collègues, je regardais des films d'auteur, et je lisais des classiques de littérature sorcière. J'allais boire un verre et fumer une cigarette de temps à autres au Chaudron Baveur avant de faire les boutiques au chemin de Traverse, en général je passais un temps infinie à la librairie où je feuilletais les dernières parutions en égyptologie. Ce jour-là, j'avais déniché quelques études intéressantes sur les incas (sept en fait) et je pourrais ainsi faire les croisements nécessaires avec l'Egypte concernant mes prochaines fouilles. J'avais discuté un moment avec le vendeur qui me connaissait bien depuis le temps avant de prendre le chemin du retour à mon appartement. Il était froid, et la cheminée ne fonctionnait plus depuis déjà deux hivers. J'avais un chauffage d'appoint qui ne suffisait pas pour la surface que j'occupais. Je l'avais donc ensorcelé pour qu'il me suive là où j'allais quand j'étais à l'appartement.

    Je mis de l'eau à bouillir et préparais une théière de thé aux épices. Je sortis un paquet de chamallows et j'en disposais sept dans un petit bol que j'amenais sur la table du salon avec mon mug aux couleurs de Serdaigle. Il ne m'avait jamais quitté depuis l'époque et les couleurs commençaient à se ternir symbole de ma jeunesse qui m'échappait aussi. La bouilloire siffla et je l'amenais, me servis avant de la poser au centre de la table sur laquelle était consciencieusement placé sept objets pas un de moins : le dessous de plat, la bouilloire, la tasse, sa soucoupe, une cuillère, le bol de chamallows, le sucrier et un livre. Sans sucre, je posais la cuillère dans mon thé faisant sept tours dans le liquide ambré-noir avant de boire une gorgée. La journée se terminait, une de plus. La seizième.
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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Lun 13 Fév - 19:53



Billy & Léandre



    Billy avait claqué la porte de l’appartement de Léandre si fort qu’il avait cru pendant quelques instants qu’elle allait lui rester dans les mains. Il fulminait tellement que même arrivé chez lui après tout le chemin qu’il lui fallait pour rentrer, il était encore énervé.

    Quelques jours plus tard, la chouette de Léandre était venue lui rendre visite. Il l’avait reconnu très facilement puisqu’il avait souvent observé son ami l’utilisait pour les messages professionnels et importants. Il l’avait accueillit froidement malgré qu’il lui ait donné à boire et à manger et encore agacé avait déchiré la lettre en petits morceaux si infirmes qu’on en aurait dit de la neige. Il se connaissait bien et dans un éclair de bonté avait préféré ne rien répondre que d’envoyer des insultes à son ami. S’il n’était pas poète, il était créatif en la matière et Léandre s’était vu affublé d’un nombre de sobriquet aussi long que son bras en quelques jours.

    Petit à petit, il avait presque oublié la raison de sa colère lorsqu’il avait rendu visite à l’archéologue mais son amour propre lui interdisait d’aller lui rendre visite et il préférait encore être infect envers son grand frère qui était bien la seule personne à le supporter quand il était dans un tel état de nerf. La lettre, au lieu de le calmer, l’avait énervé car il sentait que Léandre faisait un effort envers lui et elle respirait les excuses contrites. Excuses que lui n’avait pas su faire et qui le rendait furieux d’avoir le mauvais rôle. Ou du moins, c’était son impression.

    Les jours passèrent encore et finalement, il s’était rendu compte qu’à part Léandre, il n’avait pas tant d’ami que ça. Misha ne comptait pas, il était à part mais Léandre lui manquait d’une certaine manière et il n’avait pas touché à une tasse de thé depuis. Il ne se rappelait plus de la raison de son éclat de la dernière fois et finalement deux semaines après leur conflit, il s’était décidé à retourner à l’appartement de son archéologue. Il se sentait comme un enfant qui avait fait une crise de larme et qui se rendait compte de sa bêtise ; honteux et humilié. Il avait essayé de prendre sur lui et de ne pas s’énerver de nouveau. Il ne comptait pas s’excuser mais il revenait et d’après lui c’était déjà un effort énorme de sa part.

    Il avait trainé dans le quartier, observant les vitrines et les alentours tout en espérant que l’archéologue finisse par avoir besoin de sortir. Mais évidemment non, qu’est-ce qu’il croyait ? Il aurait du y penser venant du bizarre, comme il aimait à l’appeler quand il était d’humeur un peu plus joyeuse. Après avoir poussé des soupirs à rendre malheureux n’importe qui, il avait finit par rentrer à l’intérieur de l’immeuble où habitait Léandre avant d’escalader les 7 étages. Il s’était une fois demandé comment ferait l’égyptologue quand il aurait 77 ans pour monter autant de marches. Sûrement qu’il serait ravie d’avoir un âge aussi 7-ien et ça le revigorerait suffisamment pour voir cette épreuve comme une promenade de santé. Arrivé tout en haut, il frappa à la porte…attendit un instant et frappa de nouveau plus fort. Il n’aimait pas attendre. Et si Léandre le laissait dehors par vengeance ? Alors il détruirait cette porte pour passer avant de l’étrangler…mais il préférerait pour le coup qu’il lui ouvre et qu’ils fassent comme si rien ne s’était passé. Même à lui, ça lui arrivait d’être fatigué de s’énerver.

    « Je peux entrer ? » demanda-t-il quand la porte s’ouvrit doucement.

    Pas un « bonjour», pas un « je suis désolé », seulement lui sur le pas de la porte, son regard rivé sur celui de Léandre attendant aussi docilement qu’il puisse qu’on lui fasse de la place pour entrer avant de prendre possession des lieux, comme il en avait l’habitude d’ordinaire.
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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Mar 14 Fév - 16:39


    Quelque chose clochait sur cette table. J'avais beau réfléchir, je ne voyais pas quoi. Mais quelque chose me dérangeait. Il y avait pourtant bien sept objets, je les avais recompté plusieurs fois mais impossible de poser le doigt sur ce qui n'allait pas. J'allais même jusqu'à froncer les sourcils mais toujours rien. Je soupirais un instant avant de boire une gorgée de thé. Mais l'horreur me sauta enfin aux yeux. Dans mon champs de vision lorsque je regardais la table, se trouvais une pile de livres empilés avec des dossiers et des rapports. Rien n'était trié dans cette pile et elle faisait vraiment négligé dans mon appartement net. Certes, la poussière avait élu domicile sur la plupart de mes étagères mais le reste était au moins rangé. Sauf les livres de cette pile et ça me hérissait le poil.

    Je me levais immédiatement dans le but de la poser sur la table et trier le tout. Ce n'était pas le temps qui me manquait. Mais à peine avais-je la pile dans les bras que mon pied se prit dans le tapis et je m'effondrais par terre le nez dans les livres. « Diable d'elfe !! » pestais-je en me redressant. Le bruit et la déconcentration avait couvert un autre son qui aurait du m'alerter. En soupirant, je commençais à ramasser les livres, je me sentais si fatigué, il fallait en plus que ma maladresse fasse des siennes. Sept livres dans les mains, on toqua violemment à ma porte. Je me retournais vivement. Billy !? Sans prendre garde je glissais à nouveau sur le tapis (mince il me faudrait le changer celui là!) en me précipitant vers la porte perdant la moitié de mes livres au passage.

    J'atteignis enfin la porte et l'ouvris doucement de peur de m'être fait une fausse joie. Et si c'était quelqu'un d'autre qui se tenait derrière cette porte ? Et si j'avais tout simplement rêvé le fait que l'on y frappe ? Je sentis une angoisse étreindre mon estomac quand j'aperçus la silhouette frêle et nerveuse de Billy. Je levais les yeux vers lui, son visage n'avait pas changé, toujours aussi fermé et glacial alors que son sourire (quand il souriait) réchaufferait le cœur le plus glacé. Ses yeux étaient rivés sur moi et je me sentis statufié en un instant, les lèvres entrouvertes, incapable de dire un mot. Incapable de dire à quel point il m'avait manqué. Incapable de dire à quel point j'étais content et soulagé de le voir.

    Je fini par me décaler pour le laisser entrer. Toujours incapable de parler. Je refermais la porte derrière avant d'avoir le souffle coupé en voyant la pagaille que je venais de mettre. Recevoir quelqu'un dans cette foire me retournais l'estomac et j'entrepris de ramasser de nouveau les livres que j'empilais et laissais par terre dans un coin où ils ne gênaient pas. « Je viens juste de faire du thé, tu arrives au bon moment... » Je me redressais pour aller lui chercher une tasse, sans soucoupe ni cuillère. J'ôtais le livre pour respecter le nombre de sept objets sur la table et je levais une nouvelle fois les yeux vers lui, essoufflé des efforts que je venais de faire. J'avais beau être un aventurier, la nervosité et le sport ne m'épargnaient pas plus que les autres. « Un chamallow ? » lançais-je en souriant.

    J'avais envie de le prendre dans mes bras mais je ne m'y risquerais pas sans son consentement. Je savais bien qu'il n'aimait pas ces effusions d'affection. Surtout venant de moi et je ne comprenais pas pourquoi. C'était plutôt vexant même. Mais je ne voulais pas le contrarier et qu'il s'en aille une nouvelle fois.

    « Tu as bien reçu ma lettre ? » demandais-je. « Je pars dans quelques jours, je suis content de te voir avant... » Je lui servis son thé avant de reposer la théière. J'avais l'impression que le silence allait nous engloutir comme un apéricube, Billy n'avait pas changé durant ces seize jours où ne nous étions pas vu. J'avais pourtant l'impression que cela faisait une éternité...
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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Mer 15 Fév - 8:12


    Il lui sembla une éternité. Léandre avait son regard posé sur lui et semblait ne pas vouloir, ou plutôt pouvoir, le laisser passer pour entrer à l’intérieur, trop surpris par l’apparition devant lui. Lord Voldemort se serait trouvé sur le palier qu’il n’aurait peut-être pas eu l’air si statufié. Etait-ce si surprenant qu’il soit là ? Billy eut peur pendant quelques instants que Léandre, finalement à bout, ne referme la porte et ne lui demande de partir. Il aurait pu lui demander de partir de sa voix douce et sûrement que le jeune homme n’aurait pas su réagir. Il finit par baisser le regard, sa main passant dans ses cheveux noirs. Il voulait juste entrer.

    Une éternité et Léandre se décala laissant le passage. Billy eut un instant d’indécision avant de se ressaisir et de pénétrer à l’intérieur. Peu de chose avait changé dans l’appartement de son ainé. Deux semaines ne semblaient pas si longues que ça si on était un peu objectif. Il vit l’archéologue se ruer sur quelques livres à terre pour les organiser en une pile comme si sa vie en dépendait ce qui fit légèrement rire le jeune homme. Pourtant Léandre devait savoir après tout ce temps, ô combien Billy se fichait du désordre. Au contraire, il était maitre en la matière. Il le laissa ranger ses quelques livres et lui apporter le nécessaire pour le thé pendant qu’il retirait son manteau. A l’intérieur même il faisait un peu frais. Il lui semblait se rappeler que l’égyptologue lui avait dit que sa cheminée ne marchait plus.

    En attendant, le jeune homme étudia les lieux qu’il connaissait déjà pourtant bien comme un animal réapprendrait à dompter son environnement après une migration. Il prit un livre qu’il feuilleta quelques instants. Léandre avait chez lui une bibliothèque à faire mourir d’envie n’importe quel libraire. Ils auraient pu s’enfermer dans l’appartement des jours durant pour ne faire que lire et boire du thé. Mais sûrement que lui aurait fini agacé et aurait souhaité s’enfuir par la fenêtre. Il aimait être au calme si l’ainé était avec lui mais n’avait pas une patience si étendue, s’ennuyant relativement vite. Il reposa le livre à sa place avant de se retourner vers Léandre qui souriait malgré sa respiration un peu rapide.

    Il se rapprocha de la table avant de prendre un des chamallow qui lui étaient proposés. « Tu devrais t’assoir papy, t’as déjà l’air fatigué. » lui répondit-il en lui lançant un regard qui se voulait moqueur. C’était sa manière à lui de détendre l’atmosphère. Pour le moment il avait l’impression -ou s’imaginait-il seulement ?- que les deux d’entre eux étaient encore un peu nerveux quant à leurs retrouvailles. Ils avaient décidé d’oublier, encore une fois, ce pour quoi ils avaient finit par se séparer mais dans un coin de leur cerveau, une petite lanterne était là pour leur rappeler que la dernière fois qu’ils s’étaient vu, ça avait mal fini. Tout faire pour ne pas que cela se répète ce jour-là obligeait Billy à être un peu plus attentif. Et donc nerveux sans aucun doute. Il se demandait parfois si Léandre se rendait compte des efforts qu’il essayait de faire pour lui. Tenter de prendre sur lui n’était pas quelque chose qu’il avait l’habitude de faire. Revenir toujours et encore non plus. Il se demandait, oui, si Léandre voyait plus que ses éclats de colère.

    Mais bien sûr, il ne comptait pas le lui demander.

    Il s’assit à table observant silencieusement Léandre lui servir le thé. Evidemment 7 objets disposés de ci et là. Au départ, il s’était souvent amusés à retirer et cacher un objet pour casser cette règle du nombre, à en rajouter aussi mais il avait vite arrêté quand il voyait dans quels états ça rendait le pauvre Egyptologue. Apparemment aucun médicomage n’avait semblé trouvé de solution à ce petit problème d’obsession. D’ordinaire, il n’aimait pas les gens trop étranges mais venant de Léandre, il devait avouer qu’il trouvait cela assez attendrissant.

    Celui-ci, pour respecter sa règle des 7, ne lui avait pas donné de cuillère et il tendit le bras pour voler celle de l’égyptologue avant de la plonger dans le sucre qui s’y collait puisque plongé dans le liquide chaud juste avant. Il ne répondit pas tout de suite au sujet de la lettre, sujet épineux puisqu’il l’avait déchiré en confetti et se concentra à laisser le sucre glisser dans sa tasse avant de remuer doucement le mélange.

    « Hm … » commença-t-il avant de lever les yeux de nouveau pour observer son interlocuteur. « Oui, j’ai lu…j’ai oublié, c’est où, déjà ? » Il n’avait pas relu la lettre deux fois trop énervée à l’époque pour agir calmement. Il en avait oublié la moitié des informations entre temps. « Tu pars combien de temps ? »

    Leur relation était ponctuée d’absence. Du à leurs disputes, du au travail et aux missions. Il leur arrivait de ne pas pouvoir se voir pendant plusieurs semaines. Evidemment les hiboux n’existaient pas pour rien mais ce n’était jamais réellement pareil. Léandre avait toujours des jolies tournures de phrase quand il écrivait mais Billy préférait le voir en vrai.

    Il but une gorgée. Le thé était brulant. Il l’aimait comme ça.

    « Il y a une semaine, on a reçu une mission russe pour je ne sais plus quelle raison. Mon chef voulait que je les accompagne et que je leur parle dans leurs langues. » Commença-t-il à expliquer en touillant de nouveau la cuillère fraichement subtilisée à Léandre dans sa propre tasse. « Evidemment, ça m’a énervé parce qu’il sait que je n’aime pas parler Russe. Evidemment, comme dans ce pays 50% de la population masculine s’appelle Ivan et l’autre Vladimir, il a fallu que le chargé de la mission ait le même non que mon abrutit de paternel.»

    Tout ce qui était slave lui faisait penser à son père ce qui ne finissait jamais de le mettre dans des états pas possible. Dans ces cas-là, il ne se plaignait rarement à Misha qu’il savait proche de ce dernier et dont les origines russes étaient bien plus visible que pour Billy qui tenait bien plus du côté écossais de sa mère. Léandre qui n’avait rien à voir avec ces histoires de famille lui semblait bien plus neutre pour en parler sans qu’il ait à s’expliquer et à adoucir ses propos.


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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Mer 15 Fév - 19:38


    « Tu devrais t’assoir papy, t’as déjà l’air fatigué. »

    J'ignorais les premiers mots qu'il m'adressa. Il savait bien que j'avais un problème avec mon âge et que c'était difficile pour moi de faire face à lui, si jeune. Pourtant, il continuait de me taquiner dessus et il ne se rendait pas compte que c'était blessant pour mon amour-propre. Je m'assis face à ma tasse et bus une gorgée alors que le jeune homme me volait ma cuillère pour se servir du sucre. J'eus un léger sourire. Il savait très bien pourquoi je ne lui en avais pas mis et il ne s'était pas gêné pour prendre la mienne. J'appréciais la façon dont nous étions proches et je dois dire que cela m'avait manqué. Pourtant deux semaines ce n'était pas si long que ça...

    Il finit par répondre à ma question après un moment de silence. M'en voulait-il encore ? Etait-il encore faché contre moi ? Je ne savais même pas vraiment ce qu'il me reprochait, j'étais seulement inquiet de ce qu'il faisait pendant son temps libre. J'avais peur pour sa vie. Est-ce que c'était si terrible d'avoir un ami qui s'inquiète que l'on puisse perdre la vie pendant une action dangereuse ? Non, je ne croyais pas. Mais je ne savais pas ce qu'il pensait. Pour lui, en tout cas ce qu'il en disait, tout s'arrêtait au fait que sa cause était juste et méritait qu'il prenne ce risque pour elle. L'homme ne compte pas, seule compte l'idée. Pour lui c'était ça et je n'aimais pas qu'il se renie à ce point.

    Il avait oublié mon voyage. Il avait oublié que je partais. Je tournais les yeux un instant pour ne pas montrer que j'étais vexé et je bus une nouvelle gorgée de ma tasse. Je restais un moment silencieux, le temps dont j'avais besoin pour me contenir et ne pas lancer un sarcasme qui aurait fait plus de mal que de bien dans notre situation. « Je pars en Amazonie dans quelques jours. Ma valise est presque prête et mon étude sur les Incas est faite... ils... ont trouvé un artefact égyptien là-bas...Les recherches dureront deux mois. » Je me tus. Je ne savais pas si ça l'intéresserait alors je ne préférais pas commencer à parler d'histoire. Une fois que j'étais parti, je n'en finissais plus.

    A son tours, il but une gorgée de son thé qui fumait encore avant de reprendre la conversation. Il avait eu à faire à une mission que ne lui avait pas plu durant ces dernières semaines. Ça l'avait énervé. Qu'est-ce qui ne l'énervait pas au fond ? Je le regardais à nouveau, ses yeux bleus comme les miens avaient bien plus de vivacité et de dynamisme. Il ne se rendait pas compte du pouvoir qu'il avait rien qu'avec eux. Il pouvait intimider, tuer, faire mal ou aimer sans même faire un geste. Le russe. Je connaissais un peu sa vie, et en un sens, je comprenais que sa mission l'ait énervé. Il était russe du côté de son père, était né en Russie et y avait vécu quelques années. Il était donc bilingue, seulement voilà, il détestait son père car il l'avait séparé de son frère. Aujourd'hui, il l'avait retrouvé mais la haine de son père était toujours là.

    Et qu'est-ce que je pouvais répondre à ça. Je le regardais un moment, me demandant comment on s'était débrouillés pour devenir aussi proche alors que nous étions si différents. Seulement c'était comme ça, quand il était loin de moi, quand nous étions fâchés, il obsédait mes pensées sans vouloir en sortir. « Ce n'est pas très perspicace de sa part de t'avoir confié une telle mission. Il est au courant pour ton père ? Ils auraient du confier ça à quelqu'un d'autre... » répondis-je enfin avec réflexion. « J'espère qu'au final tout s'est bien passé... c'est fini à présent, ils vont te donner quelque chose de plus intéressant à faire. Sans doute que vous entendrez parler de mes fouilles en Amazonie, le directeur doit obtenir une autorisation d'ici peu de temps... » Je terminais ma tasse tranquillement. Un chamallow manquait dans le bol et je sentis un frisson me parcourir. J'en pris un moi-même avant de pousser à nouveau le bol vers Billy. Il fallait terminer ce bol au plus vite.
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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Jeu 16 Fév - 18:55



    Billy n’avait jamais été en finesse. Et tout en instinct qu’il était, il ne se doutait que très peu quand il blessait son ami. Il avait toujours des doutes quand il voyait sa réaction mais c’était seulement après avoir parlé. Comme là où celui-ci détournait le regard un instant. Il semblait vouloir cacher sa déception mais le jeune homme le connaissait suffisamment quand ce qu’il lui disait ne plaisait pas. Léandre répondait toujours, hormis parfois quand il le froissait et où alors il était capable de garder le silence souvent sans aucun doute pour le ménager ou éviter une autre dispute. Léandre utilisait les sarcasmes bien mieux qu’il ne semble le laisser paraître avec la force tranquille qu’il était en comparaison de Billy et de sa force brute.

    Billy était stupide parfois. Evidemment qu’il allait mal le prendre d’apprendre qu’il avait oublié le contenu de la lettre qu’il avait pris le temps d’écrire. Il ne chercha pas à rompre le silence qui s’installa un instant entre les deux. C’était sans doute un peu maladroit mais il préférait pour le moment touiller sans réfléchir son thé qui n’en avait pas plus besoin. Léandre reprit la parole de nouveau et Billy leva les yeux vers lui. Ah oui, il se rappelait maintenant.

    « Deux mois…C’est long non ? Mais bon, tu dois être impatient.» Ca te fera sûrement du bien de ne pas voir ma sale tête pendant deux mois, pensait le jeune homme. «Mais j’aimerais bien venir un de ces quatre... enfin si c’est un pays chaud…j’en ai marre de me geler les fesses ici » marmonna-t-il après une gorgée de thé. Dès fois, il enviait un peu Léandre qui voyageait autant et semblait toujours voir et découvrir des choses passionnantes. Après, il avait fait les études qu’il fallait pour et Billy même n’était pas sûr que c’était un métier qui lui aurait réellement correspondu après tout. Tant bien même il voyageait souvent, ce n’était pas non plus une partie de plaisir en permanence. « Je pourrais faire ton garde du corps ? Ou bien alors larbin, un truc du genre… » Songeait le jeune homme sans être réellement sérieux.

    Un silence de nouveau et il s’étira lentement. Il lui était souvent difficile de rester en place trop longtemps. Il n’était pas hyperactif mais il aimait l’action. Quand il venait boire le thé, il lui arrivait souvent de vaguer dans la pièce ou de changer de position assez souvent.

    « Oh… Je ne crois pas. Enfin, mon père, à part quand je m’engueule avec Misha ou quand j’en parle avec toi, je le fais disparaître de ma mémoire, tu sais. » Il eut un instant de silence. « Donc bon, c’est vrai qu’il ne pouvait pas savoir mais bon. » Parfois, il pensait que lui et Léandre s’entendait parce que ce dernier était capable de déchiffrer ce qu’il pouvait lui dire et ensuite remettre un peu d’ordre et le faire réfléchir sans le brusquer. « Pff tu dois me trouver chiant à radoter… » Commenta-t-il avant de finir son thé dont il posa la tasse à nouveau sur la table pour ne pas casser la règle des 7 trop longtemps.

    Léandre poussa le bol vers lui. Billy y plongea sa main, en attrapa deux, et en goba un alors qu’il aplatissait le deuxième des bouts de doigt. Il en avait pas plus envie que cela mais il savait que s’il les laissait, l’égyptologue allait se sentir mal. Autant les finir au plus vite. Dès fois, il avait envie que Léandre voit quelqu’un mais de ce qu’il lui avait dit, ça n’avait jamais été concluant.

    « Si tu viens au bureau, préviens moi avant, je volerai des gâteaux à la stagiaire de l’étage en dessous. Elle en a toujours pour je ne sais quelle raison et elle m’aime bien donc ça ne devrait pas être trop difficile. » Il haussa les épaule tout en déclarant ça. « Tu ne viens pas souvent en ce moment. »

    Bien sûr que le ministère n’était pas un moulin et bien sûr que leurs disputes n’avaient peut-être pas aidé mais Billy se fichait des détails. Il aurait bien aimé invité Léandre chez Misha où il squattait depuis quelques temps mais il trouvait que cela aurait été poussé un peu trop le bouchon. Déjà que son frère devenait dingue avec le désordre qu’il commettait en permanence, il ne savait pas s’il accepterait d’avoir les amis de son petit frère venir…Quoique Léandre avait pour lui d’être modéré.


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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Ven 17 Fév - 21:19


    Deux mois...c'est long non ? Ce furent les premiers qu'il me répondit après mon annonce. Une annonce qui sous-entendait que nous ne nous verrions pas durant deux mois entiers. J'avais pris cette habitude mais à chaque fois, il me manquait. Heureusement que les hiboux étaient là pour raccourcir les distances même si ce n'était pas comme voir la personne en face. Billy n'avait jamais été vraiment un écrivain de lettres, mais il ne manquait pas de me répondre quand j'étais à l'étranger et que je prenais de ses nouvelles. Je me rendais bien compte qu'il faisait aussi des efforts de son côté, pour moi et j'en étais content. Tout comme ces quelques mots qui me laissaient sous-entendre que j'allais peut-être lui manquer aussi.

    Je levais les yeux vers lui pour lui sourire. ~ I want your horror ~ J'avais oublié ses crises de colère. Je le connaissais, je devais l'accepter. Oublier sans doute pas mais c'était une partie de lui-même et je ne voulais pas qu'il change. Je l'appréciais tel qu'il était. ~ I want your design ~ Et voilà qu'il me disait qu'il voulait m'accompagner, un jour, dans mes tribulations d'archéologue. Je souris encore. Je n'avais jamais espéré qu'il me dise une chose pareille. Je pensais avoir eu une hallucination auditive mais non, il continue en me proposant les postes qu'il pouvait tenir : garde du corps, larbins peut-être même majordome à y être. Je souris en le regardant avant de rire doucement. Si c'était possible, je serais le premier à l'embaucher en tant qu'assistant, seulement il travaillait au ministère de la magie et je supposais que ce n'était pas aussi simple que ça. Encore plus en faisant partie des Ombres. Ils n'apprécieraient sans doute pas qu'il parte comme ça, à l'étranger, avec un simple ami. Et l'homosexualité était proscrite les concernant. Cette simple suspicion pourrait mettre Billy sur le banc de touche ou encore pire : le mettre en danger. Hors de question. ~ 'cause you're a criminal as long as you're mine ~ Mentalité étrange. Oui. Et radicale. Encore plus. Mais ils ne s'en cachaient pas et Billy semblait adhérer à toutes leurs idées. Celle-là ne lui viendrait pas à l'esprit me concernant, cependant ce ne serait pas le cas de ses confrères.

    « Ce serait vraiment fabuleux que tu puisses m'accompagner, ce n'est pas difficile de demander l'aide d'un assistant... mais je doute que ton emploi du temps te le permette. Peut-être dans le futur ?... » laissais-je en suspend.

    Il avait l'air de ne pas tenir en place. Évidemment, Monsieur-j'ai-la-bougeotte. Il n'était pas un casanier, il n'étais pas calme ni posé alors je comprenais très bien qu'il commençait à ne pas tenir en place. D'habitude, il s'occupait en vadrouillant dans mon appartement tout en parlant, mais il ne le fit pas. Peut-être qu'il se sentait mal-à-l'aise... mais si c'était le cas, je ne voyais pas très bien quoi faire pour le mettre à l'aise. Tout ce à quoi je pensais ne ferait que le mettre plus mal encore.

    « Tu ne radotes pas voyons... c'est ce qu'il t'est arrivé dans la semaine, et on ne se voit qu'aujourd'hui. Impossible de radoter, rassures toi. » Je lui souris. Moi, j'aimais bien lorsqu'il me parlait de lui, de sa vie, de la façon dont il ressentait les choses, ce qu'il ne faisait pas souvent.

    Je souris à nouveau à sa dernière remarque. Non, c'est vrai. J'avais plutôt évité le Ministère ces deux dernières semaines et j'avais demandé à mon superviseur de s'occuper de l'autorisation pour cette fois là. On se demandait bien pourquoi. Je n'avais pas voulu énerver Billy plus qu'il ne l'était, mais sa demande avait réduit en miette toute résistance qui aurait pu rester dans mon cœur à son propos. « Je passerais sûrement avant de partir pour confirmer mon départ... et la prochaine fois sera à mon retour. Mais tes paroles ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd crois-moi. Je tiens à mes gâteaux du coup. »

    J'étais de bonne humeur à présent et j'avais complètement oublié notre dispute de la dernière fois. Je voulais juste profiter de sa présence et discuter avec lui tranquillement, comme nous en avions l'habitude. Je sortis mon paquet de cigarettes parfumées à la pêche et j'en tirais une pour l'allumer. Je tirais dessus. De petits nuages de fumée s'élevèrent avant de devenir une trainée de comète. Je laissais le paquet sur la table pour que Billy puisse se servir s'il le souhaitait et attrapais un chamallow pour le croquer entre deux bouffées de tabac. Il n'en restait plus que deux, on y était presque.

    « Je t'enverrais un hibou quand je serais arrivé, je pense que cela risque d'être intéressant. Même si ce sera un peu long comme tu dis. On ira boire un verre au Chaudron Baveur quand je serais de retour, tu es partant ? »

    I want your love, and I want your revenge.
    I want your love,
    I don't wanna be friends.
    No, I don't wanna be friends.


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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Dim 19 Fév - 10:37

« Ouais sans doute. » commença-t-il avant de faire remarquer en haussant des épaules sans y croire réellement. « J’aurais du m’embarquer dans un truc moins chiant. »

S’il n’était que stagiaire, on lui donnait malgré tout pas mal de travail, c’était souvent de la paperasse ennuyante. De temps en autre une traduction du russe à faire. Et s’il avait l’air décontracté comme ça, il était tout à fait sérieux et assidu dès qu’il avait un boulot à faire. Après tout malgré son côté irascible, désordonné et léger, il avait été brillant à Poudlard et avait eu de bonnes notes de manière régulière. Il n’allait pas se relâcher une fois dans le monde du travail. Ca ne l’empêchait pas de se plaindre mais il s’exécutait quand même. Oh, et puis il était satisfait d’être entré au sein du Ministère.

Petit à petit l’atmosphère semblait se détendre, un peu comme la glace finit par fondre au soleil. Ce n’était pas pour déplaire le jeune homme qui n’aimait pas l’ambiance toute gênée qui s’était instaurée au départ. Il aurait finit par s’agacer ou par fuir en attendant un autre jour plus propice, ce qui en l’état des choses aurait pu s’avérer difficile puisque son camarade partait bientôt pour un pays bien trop lointain à son goût. Il se sentit plus joyeux alors que Léandre semblait se détendre. Il n’aimait pas quand celui-ci était blessé ou de mauvaise humeur. Billy n’était pas spécialement tendre avec les gens, il le savait tout à fait. Il était tout à fait conscient qu’il pouvait s’avérer froid ou même cruel mais ce n’était pas quelque chose qui lui importait réellement. Il ne se considérait pas comme quelqu’un ayant énormément d’ami. Ceux qu’il avait devaient jouer avec son caractère impétueux. Et Léandre avait plus d’une fois prouvait qu’il était là pour le jeune homme. Billy était loyal, et même s’il ne le montrait pas, Léandre lui importait beaucoup. Il aurait été capable de faire beaucoup chose pour lui si seulement il lui demandait.

« Promis, ils seront là, je sais tenir une promesse ! »

Tandis que Léandre allumait une cigarette, il allongea le bras pour attraper un troisième chamallow qu’il mâchonna quelques instants silencieux. Plus qu’un. Il revenait à son ainé. Il espérait que ce dernier ne remplirait pas de nouveau le bol de 7 chamallow où il sentait qu’ils allaient devoir s’atteler à tous les finir encore une fois.

Lorsqu’il eut avalé, il attrapa une cigarette qu’il fit rouler un instant entre ses doigts comme l’aurait fait une majorette avec son bâton. Oui, il avait cette tendance à faire comme chez lui mais Léandre ne lui disait rien contre et il n’avait donc jamais arrêté cette habitude.

Il renifla la cigarette. « Abricot ? …Non, pèche, tu aimes les trucs bizarres quand même. » Il sortit sa baguette magique et murmura un petit sort de feu pour en allumer la cigarette parfumée. Il tira dessus, l’odeur de la pèche se faisant plus forte avant de laisser échapper de minces filets de fumée d’entre ses lèvres. Lui ne fumait que des cigarettes tout à fait banales. Les seuls fois où il se faisait un peu original était en compagnie de Léandre puisqu’il lui piquait régulièrement ses affaires et que celui-ci était un brin plus atypique dans ses goûts et ses manières.

Il se leva finalement, incapable de rester assis plus longtemps alors qu’il avait fini son thé depuis bien plusieurs minutes. Il avait l’impression de redécouvrir l’appartement alors que cela ne faisait que deux semaines qu’il avait été absent. Il laissa voguer son nom sur le titre de certains livres rangés dans des étagères, en prit un pour le feuilleter quelques instants. Quand il voulait se cultiver, en général, il allait voir Léandre. Il avait tellement d’œuvres sur tout et n’importe quoi qu’il ne lui fût pas difficile de trouver quelque chose qu’il lui plaise. Il avait par exemple l’impression que depuis qu’il le connaissait, ses connaissances en histoire de la magie avaient augmentée de telle manière qu’il aurait pu avoir une très bonne mention lors de ses BUSES s’il avait repassé l’examen à présent. Seul ce qui concernait les moldus l’intéressait beaucoup moins et quand Léandre lui en parlait, il n’écoutait que d’une oreille, suffisamment pour montrer la considération qu’il avait pour son ami mais rien de plus.

Il tenta d’esquisser un rond avec la fumée qu’il émettait mais échoua avec brio.] « Au Chaudron Baveur ? Avec plaisir, je suis toujours partant s’il y a du whisky pur feu dans l’équation. Ca fait longtemps qu’on n’est pas sortit en plus» Evidemment puisque tu as claqué la porte la dernière fois, se rappela-t-il alors qu’il tirait de nouveau sur sa cigarette.

« Rapporte-moi un truc d’Amazonie, tiens. » dit-il soudainement en se retournant vers son ainé. « Bon, je ne sais pas si tu peux en fait mais…même un caillou, ce sera cool. Tu feras ça, dis ? »
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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Mer 22 Fév - 22:03


    Billy ne demanda pas son reste et me promis que les gâteaux seraient au rendez-vous. Je ris doucement en hochant la tête. Je savais qu'il n'avait qu'une seule parole et puis ce n'était pas une promesse si contraignante que d'assurer la présence de douceurs lors d'une prochaine visite qui risquait de se faire attendre s'il n'avait pas le temps de passer avant son départ. Il essayerait mais ne pouvait le promettre de son côté. Faire le déplacement jusqu'au ministère, même s'il était rapide signifiait toujours une longue visite pleine de paperasse pour accéder finalement au département que l'on souhaitait avoir. C'était un endroit que j'approchais peu, à vrai dire, seulement pour mes déplacements car c'était obligatoire.

    Mon invité non-invité mais toujours bienvenu attrapa un des deux derniers chamallow. Plus qu'un, je le pris immédiatement pour l'engouffrer dans ma bouche. Les joues remplies je mâchonnais un instant avant d'avaler puis de prendre une bouffée de cigarette pour faire passer le tout. Sauvé. Plus d'attaque de chamallow à mes yeux, un long soupir de satisfaction passa mes lèvres « C'est mieux !! » annonçais-je juste après. Un grand sourire éclaira mon visage, il me semblait que je revivais. Mais Billy attrapais déjà une de mes cigarettes, il l'alluma et fut surpris par le goût. J'eus un sourire en coin. Je devais bien avouer que pour ça, Billy n'était pas très imaginatif, je préférais les cigarettes aux goûts divers et variés, j'en prenais même au goût champagne lorsque j'en trouvais, parfois c'était caramel au beurre salé, ou encore maïs grillé.

    « Tu aimes que j'aime ça, ça te permet de voir d'autre chose que tu ne regarderais jamais si tu ne me connaissais pas. Et tu adores. » Je souris légèrement en levant les yeux vers lui quand je soufflais la fumée de ma cigarette. « Avoue que tu n'aurais jamais goûté des cigarettes au caramel ou au maïs sans moi... » Je ris doucement. Je ne me moquais pas, je ne me permettrais pas mais j'étais content de pouvoir être la source de sa diversité. Le clan dans lequel il se trouvait était si obtus et fermé que je me disais que ce n'était pas si mal qu'il me connaisse parfois.

    Il finit par se lever et vadrouiller dans mon petit appartement. Le radiateur mobile s'était pris d'affection pour Billy et il s'était mis à le suivre comme un petit chien alors qu'il feuilletait un livre de ma bibliothèque. Il venait souvent chez moi pour s'instruire. Il prenait un livre, s'installait dans le canapé et lisait tranquillement alors que je faisais mes recherches à côté. Ce n'était pas pour rien que je lui avais laissé une clefs de chez moi. Je savais qu'il n'en abusait pas et j'avais une confiance aveugle en lui, il pouvait même venir lorsque j'étais absent. Il était alors tranquille et jamais je n'avais retrouvé mon appartement en désordre alors que je savais qu'il n'était pas le plus ordonné des hommes. J'étais content et fier de l'avoir pour ami.

    Sans hésiter, Billy avait accepté ma proposition d'aller boire un verre lorsque je serais de retour. Et voilà. Maintenant, je n'avais plus du tout envie de partir. Un artefact égyptien dans une tombe aztèque ? Rien à faire. Je voulais aller boire une bière avec Billy. Mais c'était un caprice d'enfant n'est-ce pas ? Parfois, je me disais que j'aurais aimé rencontre Billy quand j'étais plus jeune, nous nous serions probablement beaucoup amusés dans les sorties à Pré-au-lard ou dans les couloirs de Poudlard. Je lui souris. « Je n'ai plus du tout envie de partir maintenant... » Mais il me demandait déjà un cadeau souvenir d'Amazonie. Je ris doucement. Oui je devais y aller, et oui je lui rapporterais un souvenir, quelque chose de parfait pour lui. Ce serait ma mission principale. « Bien sûr que je te rapporterais quelque chose, tu n'as pas besoin d'être autoritaire avec moi. Je dirais oui à tout ce que tu me demandes...tu le sais. Et tu en profites petit sacripant. » Je ris doucement en me levant pour venir m'asseoir dans le canapé. La radiateur suivait toujours Billy et moi j'avais froid. Malin d'avoir donné vie à un objet et qu'au final il soit fidèle aux invités...
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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Jeu 23 Fév - 20:35



Après son tour autour du salon, Billy alla chercher le cendrier de l’égyptologue qui trônait sur la bibliothèque, il le ramena et le déposa sur la table basse devant Léandre qui venait de s’assoir sur le canapé, sûrement pour se rapprocher de la source de chaleur collée aux basques du jeune homme. Il resta debout près de la table et du canapé. Il n’avait pas tant envie de s’assoir pour le moment.

Il se pencha en avant quelques secondes pour tapoter le bout de sa cigarette contre le cendrier afin d’en faire tomber les cendres alors que Léandre se moquait de lui avec affection. « Bla, bla, bla. » commença-t-il par pure provocation puéril. Mais il devait avouer que l’archéologue avait plus que raison. Il n’était pas un réel adepte de la nouveauté et il fallait forcer un peu le jeune homme pour qu’il tente de nouvelles choses. « Je me serais passé de celle au maïs grillé. Le ministère devrait interdire une telle abomination. Je vais leur proposer cela la prochaine fois. » Il tira sur sa cigarette une ou deux fois tout en croisant les bras avant de continuer : « mais …bon, c’est peut-être vrai…ça ne change rien que t’as des goûts bizarres, avoue. » Il aimait bien avoir le dernier mot, même pour des futilités.

Après qu’il ait soufflé quelques fois de la fumée, son regard rivé sur les ondulations qu’elle émettait dans l’air, il admit à mi-voix. « Mais c’est vrai, celle-ci est sympa. » Il lui semblait que son horizon aurait été bien plus étriqué sans Léandre. Il adorait son camp, plus que tout et lui vouait une admiration sans faille mais il était, là-bas, entouré de personnes qui pensaient comme lui et avaient pour beaucoup exactement les mêmes opinions ce qui ne lui permettait pas forcément d’apprendre de nouvelles choses. Il ne voulait pourtant pas fraterniser avec des Héritiers, encore moins des membres de l’ordre mais connaître Léandre lui permettait au moins d’aborder autre chose et de se rafraichir les idées…qui n’était qu’une manière comme une autre de revenir au mieux de sa forme au sein de son clan entre chaque missions. Il semblait tacite de ne parler que rarement de leurs factions quand ils étaient tous deux seuls. De toute manière, Billy était bien trop sanguin et il avait tendance à s’énerver dès que Léandre ne faisait que l’ombre d’un reproche. Et il avait souvent eu l’impression que Léandre se braquait dès qu’il devenait insistant pour lui faire comprendre à quel point sa faction était la plus à même pour diriger le monde des sorciers. La politique n’était jamais un bon ciment pour l’amitié et ils l’avaient très vite compris.

Son ainé lui avoua qu’il n’avait, à présent, plus envie de partir et tant bien même c’était impossible, Billy ne put s’empêcher de lui répondre sans réfléchir : « Ne pars pas alors. » Léandre rit. Il continua. « Enfin si pars, je veux mon cadeau ! » Quand on lui tendait la main, il prenait le bras et avec un sourire pointant le bout de son nez, son regard plongea dans celui de son interlocuteur avant de commencer. « Vraiment tout ? C’est vrai ? » Il prit un instant pour souffler la fumée par le bout des lèvres avant de continuer. « Si je te demande de rester, tu le ferais ? » Billy n’était pas idiot au point de ne pas se rendre compte que Léandre l’appréciait et qu’il était souvent très conciliant envers lui, mais il ne savait juste pas jusqu’à quel point et il aimait l’enquiquiner pour prendre mesure, savoir.

Le chauffage commençait à tourner autour de lui alors qu’il était debout comme s’il demandait de l’attention et le jeune homme baissa les yeux vers lui. Au bout de quelques secondes de réflexion, Billy passa derrière le canapé et celui-ci le rejoignit à son rythme. Le jeune homme grimpa sur la chaise alors que le dit chauffage attendait aux pieds de ladite chaise et il ne put s’empêcher de pouffer de rire comme un enfant. « Je crois qu’il m’aime bien, il est affectueux ma parole. Si je le chatouille, tu crois qu’il se met à ronronner ? » Demanda-t-il innocemment avec un sourire en coin pour Léandre. Il sauta sur le sol avant de passer d’un geste rapide par-dessus le dossier du canapé pour atterrir juste à côté de Léandre comme un soldat sautant dans une tranchée pour se cacher de l’ennemi. Le doigt sur ses lèvres intimant le silence, il attendit quelques instants avant que les deux hommes ressentent la chaleur du chauffage alors que celui-ci faisait le tour du canapé pour se poser devant eux.

« Tu l’as ensorcelé pour qu’il me suive à la trace en fait. » se moqua-t-il en se redressant et s’asseyant de manière plus convenable sur le bord du canapé. « J’ai mis de la cendre de partout. » constata-t-il alors qu’il avait gardé d’une main la cigarette tout le long de son numéro de fausse acrobatie. Il dépoussiéra le canapé des quelques cendres qu’il trouvait du revers de sa main. « Désolé.»
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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Sam 25 Fév - 16:41


    D'un sens pratique aiguë, le plus jeune de nous deux attrapa un cendrier qu'il déposa sur la petite table devant moi. Je devais avouer que c'était plus adapté à notre présente situation et je tapotai la cigarette au dessus pour en faire glisser les cendres qui vinrent s'écraser mollement dans la porcelaine blanche aux allures d'objets de grand-mères. Mais Billy n'était pas décidé à s'asseoir. Non, il avait dû avoir sa dose d'immobilité pour toute la semaine au moins là. La pensée me fit sourire alors que je tirais une nouvelle fois sur le bout doré de ma cigarette.

    Le chauffage ambulant continuait à le suivre. Inlassablement et je me demandais un instant si cela signifiait quelque chose. Billy me répondit, aussi enfantin que l'était son visage et je ris doucement. Je crois que s'il n'avait pas répondu de cette façon, j'aurais été déçu. Il finit par développer son idée primaire et tribale pour quelque chose de construit et qui n'était pas dénué de sens. Certes, j'avais des goûts plus particuliers que le commun des sorciers mais après tout, je ne forçais pas Billy à trainer avec moi, que le maïs grillé lui plaise ou non, il était chez moi en train de me parler en cet instant précis. Je lui souris affectueusement.

    « J'admets Billy... J'admets que je suis bizarre. » Je marquais une légère pause rhétorique avant de rajouter. « ...et au risque de me répéter, tu adores ça. » Je levais les yeux vers Mr La Bougeotte, il n'en avait pas fini avec mon appartement et semblait s'approprier les lieux comme s'il n'était pas venu depuis une bonne dizaine d'années. Quelque part, j'en étais touché. Il ne faisait probablement pas ça chez tout le monde, en tout cas c'est ce que je croyais. Son clan était bien trop stricte pour qu'il soit aussi turbulent chez ses collègues... à moins qu'ils soient tous comme ça ? A vrai dire, j'en connaissais peu et peu m'appréciais de toute façon. J'étais trop rat de bibliothèque pour eux.

    « De toute façon, je n'ai pas le choix. Je serais de retour dans 60 jours. Et tu auras ton souvenir, c'est promis gredin. » Des cendres s’effondrèrent sur mon magnifique costume et je me levais précipitamment « DIABLE D'ELFE !! » lâchais-je en grognant et m'époussetant la veste. Bon d'accord. Je le reconnais. Je suis maladroit. Billy l'était beaucoup moins et je l'enviais aussi beaucoup pour ça. Il était plus normal... même s'il avait la bougeotte. Je tournais pourtant les yeux vers lui avant de les reposer sur ma veste que je continuais d'épousseter alors qu'elle était propre à présent. Mes joues venaient de prendre une couleur cramoisie. Sa question était hors de propos, tout comme ma remarque plus tôt au final. Mais je pensais qu'il était au courant... « Tu sais très bien que c'est vrai, arrêtes de jouer à l'innocent, ça ne te va pas. » Je me rassis, récupérant mon sang-froid. « Et si tu avais besoin de moi, non je ne partirais pas. »

    Je tapotai une nouvelle fois ma cigarette au dessus du cendrier. Billy se mit à jouer avec le radiateur comme s'il était un véritable animal de compagnie et je le regardai faire un instant. Il grimpa sur une chaise, en descendit, fit le tours du propriétaire avant de grimper dans le canapé et s'installer à mes côtés. Le radiateur avait suivi chacun de ses mouvements et avait terminé sa course entre le canapé et la table basse, face à nous. Un endroit parfait pour être bien au chaud. Billy ne devait plus bouger ! « Je ne l'ai pas ensorcelé pour toi non... Excuses moi mais tu ne m'obsèdes pas. » Quel menteur pitoyable je pouvais faire. « C'est pas grave pour la cendre, j'en mets toujours partout aussi, tu connais mon sens inné de la maladresse... » Je lui souris alors que j'écrasais mon mégot dans le cendrier. Voilà que le fil électrique non-branché du radiateur remuait. Décidément, j'en avais vraiment fait un chien domestique. Heureusement, pas de pâtée ni de croquettes à donner. Encore moins à le faire sortir et pas de jolis cadeaux laissés dans mes chaussures. Splendide !

    « Tu as des choses de prévues pour les deux mois à venir toi ? » C'était bien assez de parler de moi, je voulais savoir un peu ce qu'il y avait de nouveau dans sa vie à lui. Je me trahissais. Encore et toujours. Sans en être conscient. Sans qu'il en soit conscient. Quelle étrange relation que la nôtre.
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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Lun 27 Fév - 12:40



Leandre pouvait parfois être réellement têtu. Il n’était pas du genre à oublier facilement et s’il voulait réellement que Billy lui avoue qu’il adorait cela, alors oui, Billy finissait par baisser les armes et l’avouer si c’était vrai. Il fallait bien quelqu’un avec suffisamment de caractère pour avoir comme ami la jeune Ombre. Il n’aimait pas les chiffes molles et Leandre, bien que plus calme et intellectuel, était loin d’en être une.

« Oui, oui, bon, ok, j’avoue, j’adore ça. » s’exclama-t-il en levant les yeux au ciel avant de continuer. « Voilà, voilà, tu es content ? Tu n’as pas besoin de me le faire dire. Je ne m’embarrasse pas de relations inutiles ou ennuyeuses. Pffff … » Il faisait semblant de soupirer comme si c’était une réelle corvée que de le lui dire à voix haute alors qu’il le pensait tout bas. Il n’aimait pas les gens trop timides ou trop effacés. Il ne s’embarrassait pas d’un entourage s’il ne l’appréciait réellement pas ou s’il ne lui apportait rien. une raison pour laquelle il n’avait que peu d’ami, suffisamment pour les compter sur les doigts de ses mains, ou peut-être même d’une. Sans compter son caractère difficile sans doute. Après les relations de diplomatie ou entre collègue était encore un tout autre sujet.

« En 60 jours, il peut se passer tellement de chose. » fit-il remarquer doucement. « Te perds pas en Amazonie alors. Je suis sûr que tu en serais capable. Tu me feras un papier cadeau, j’espère.»

L’exclamation de Leandre couplée à son bond debout fit légèrement sursauter Billy. Il le savait un peu maladroit mais celui-ci était toujours plutôt calme et il le surprenait toujours quand il s’emportait même si ce n’était que le temps de quelques secondes. Le jeune homme ne fit pas particulièrement attention que les joues de Leandre rougirent à sa remarque. Il faisait le malin mais dès qu’il s’agissait des sentiments, au final, il était plus que gauche. Complètement insensibles aux émotions de son aîné, il fut vexé quand celui-ci lui répondit sèchement de ne pas jouer à l’innocent. « Pourquoi tu t’énerves ? » Pour lui, ce n’était qu’une boutade et tant bien même Leandre s’était immédiatement calmé, Billy ne pouvait s’empêcher de se renfrogner, ne serait ce que pour quelques minutes. Il arrivait à Leandre, parfois, de réagir de telle manière qu’il le laissait pantois. Ce dernier n’arrivait toujours pas à saisir ce qui pouvait rendre son aîné de la sorte mais de temps à autre, oui, il se braquait étrangement et il avait toujours l’impression qu’il en était la cause. Et malgré qu’il puisse être à l’origine d’un quelconque malaise, il n’arrivait jamais à sortir les vers du nez à son ainé.

Pendant quelques instants il finit sa cigarette dans un silence un peu tendu, alors que Leandre se moquait gentiment. Il haussa les épaules alors que l’égyptologue lui disait ne pas être obsédé par sa personne. N’importe qui aurait pu penser qu’il s’énervait pour pas grand-chose mais il avait eu l’impression pendant deux secondes d’être rejeté, même si ce n’était que par des mots, et il ne savait pas réagir correctement face à cela. Il jeta un coup d’œil au petit chauffage qui avait tout de l’animal magique à l’exception qu’il ne miaulait, croassait, ou n’émettait aucun bruit d’animal. Un peu plus, et Billy finirait pas avoir de l’affection pour cet objet fonctionnel qui avait simplement été enchanté.

Quelques minutes plus tard, il avait finit de bouder, suffisamment du moins pour répondre à la question de Leandre. « Moi ? …Je ne sais pas trop en fait. » Il écrasa sa cigarette dans le cendrier et s’enfonça dans le canapé si confortable. « Le ministère je suppose…j’aimerais bien avoir une mission quand même…je m’ennuis ces derniers temps. Pourquoi ça ne bouge pas ? On dirait que tous le monde est mort.» Ces derniers temps, peu de remous il lui semblait ou pas qu’il ne le concerne et il n’aimait pas rester dans l’expectative. D’après lui, ce n’était pas le moment de se reposer sur ses lauriers, au contraire. « J’enverrai peut-être un hibou à Nathaniel, voir s’il a le temps pour qu’on boive un verre. » continua-t-il songeur avant de détailler un peu pour que son interlocuteur comprenne. « Tu sais c’est mon pote de Poudlard. »

Il aimait bien raconter sa vie à Leandre alors qu’il était d’ordinaire plutôt secret. Il le faisait régulièrement quand ils se voyaient. Il faut dire que même si Billy passait très souvent à l’appartement, ils avaient des vies assez différentes, travaillant par exemple chacun de leurs côtés. Ça leur laissait suffisamment matière à discuter quand ils se rencontraient. L’égyptologue remplissait auprès de Billy plusieurs rôles, incluant celui de confident. Qui plus est quand c’était des thèmes auxquels il savait que son frère allait mal réagir.

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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Mar 28 Fév - 21:02


    Sans le vouloir, j'avais exaspéré Billy et lorsque je m'en rendis compte, il était trop tard. Je soupirais un instant, son tempérament était parfois vraiment difficile à gérer et dès que je relâchais mon attention un instant de mes paroles, on pouvait dire que c'était fichu. Il avait confirmé avec mauvaise volonté ce que je disais pour plaisanter. Soit. Je respirais un instant pour ne pas entrer dans son jeu et que nos retrouvailles se terminent sur une nouvelle dispute. Je ne supporterais pas de partir dans ce contexte là. De nous deux, il en fallait un qui soit plus lisse que l'autre et ce n'était certainement Billy qui pouvait remplir ce rôle. J'avais donc pris sur moi dans notre relation pour que les choses ne se passent pas trop mal. J'en profitais pour allumer une autre cigarette pour m'aider à me contenir. J'étais certes d'un naturel calme, il n'y avait guère que Billy pour me faire sortir de mes gonds lorsque cela se produisait.

    Je préférais donc passer sur cette conversation pour répondre à ses autres remarques qui ne nous contrarieraient pas. Son ton s'était adoucie lorsqu'il affirma que beaucoup de choses pouvaient se passer en 60 jours. Et il avait raison. Je sentis mon estomac se nouer un instant en pensant qu'il pouvait très bien se faire tuer dans une de ses missions-suicides pour son clan. Je détournais les yeux. Penser à ce genre de choses me rendait malade. Je ne savais pas s'il se rendait compte à quel point je pouvais me sentir mal par rapport à ça. Je ne le lui avais jamais dit clairement que je n'aimais pas ce qu'il faisait simplement parce-que j'avais peur de le perdre. Mais le connaissant il ne devait même pas le soupçonnait en fait.

    « Promis, je prendrais soin de moi pour revenir entier ici avec ton cadeau et un paquet cadeau autour. Au pire si j'agonise, je te l'enverrais pas hibou... » ironisais-je pour finir. De toute façon, c'était ce que Billy voulait me montrer : qu'il ne voulait que son cadeau.

    Mais la situation ne sembla pas se détendre et l'air sembla manquer un peu plus. Billy avait mal pris le fait que je sous-entende qu'il était aveugle à mes agissements le concernant. Je pensais qu'il savait que je tenais un minimum à lui et qu'il avait un certain pouvoir sur moi. Nous nous connaissions depuis suffisamment de temps pour ça, mais non, ça ne plaisait pas à Môssieur. Ah oui, je n'étais pas de sa famille alors un attachement trop prononcé à un autre homme signifiait quoi donc ? Qu'il était forcément homosexuel ? Et puis après ?.... Je soupirais en sachant pertinemment qu'il faisait la guerre à son frère pour cette raison. Il m'en avait parlé. Restant calme et posé, je tirais sur ma cigarette avant de secouer les cendres au dessus du cendrier.

    « Je ne m'énerve pas... »

    Ce grand benêt voulait une mission. Ok. Il avait vraiment décider de jouer sur mes nerfs à présent. Difficile de garder son calme mais je m'efforçais encore et toujours de garder mon sang froid. Je préférais de loin qu'il aille boire un verre avec son ami. Qu'il reste tranquille le temps que je rentre car je ne pouvais pas veiller sur lui à une telle distance. Enfin j'en étais tout aussi incapable lorsque j'étais ici mais ça me rassurait, j'avais l'impression de lui porter plus de chance lorsque j'étais présent à Londres.

    « Oui je me souviens de Nathaniel, tu m'en as souvent parlé. C'est une bonne idée. Je préfère ça à des missions, mais bon... tu dois faire ton travail... »

    Billy me parlait beaucoup de lui et j'en étais honoré, il n'avait pas l'air si expressif avec d'autres personnes et pourtant, parfois je me disais que je serais moins inquiet si j'en savais moins. Mais s'il m'avait fallu choisir, j'aurais été bien en peine de le faire. Je tenais trop à la confiance de Billy et à son amitié pour l'échanger contre une relation banale où je l'aurais à peine connu. En fait non, le choix aurait été facile, j'aurais opté pour la relation que nous avions en ce moment même, aussi conflictuelle pouvait-elle être.

    « Pourquoi pas m'écrire un journal ? » pensais-je soudain. « Je serais curieux de lire tes pensées au jour le jour quand je serais de retour... enfin je sais que tu n'aimes pas trop écrire, c'est juste une idée comme ça. » Je souris légèrement pour cacher la déception que je m'était provoqué moi-même. J'étais un peu stupide et naïf parfois.
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MessageSujet: Re: When love is a gun # Billy C. Archer Dim 4 Mar - 20:10



    Leandre finit par abandonner le sujet alors qu’il allumait une deuxième cigarette. « Tu fumes beaucoup, non ? » lui fit remarquer Billy alors qu’il passait une main dans ses cheveux faussement désorganisés. Est-ce qu’il ne cherchait pas les ennuis ? Peut-être un peu. Dès fois, il avait juste envie de casser les pieds à Leandre, de voir s’il allait s’énerver ou réussir à se maitriser. Il se rendait compte parfois des efforts que son aîné faisait pour ne pas lui en retournait une quand il était particulièrement exaspérant. Quelqu’un de plus normal aurait sûrement été reconnaissant et aurait laissé passer.

    Billy, parfois, se demandait pourquoi Leandre l’appréciait. Oh, il n’avait aucun sentiment d’infériorité mais il fallait avouer qu’ils étaient tous deux un drôle de duo. Lui pouvait être pénible avec son ami, et par moment, dans un faible éclair de lucidité, il s’en rendait compte. Il s’invitait toujours sans prévenir et quand ils se disputaient, il était souvent le premier à hausser la voix avant de très souvent finir par disparaître, transplanant ou par les escaliers en claquant la porte afin de bien montrer son mécontentement. Il ne pensait pas qu’il était en tort, ô ça, jamais, mais il savait qu’il était du genre à être compliquer à faire face. Eh oui, il lui arrivait d’avoir des éclairs de lucidité.

    Il sentait que Leandre semblait se contenir. La manière dont il fumait sa deuxième cigarette, sa façon de se tenir, ses yeux bleus qui se détournaient un instant. Instinctivement, Billy reconnaissaient les signes. Il n’en était pas conscient, pas réellement du moins, mais leur amitié était devenue telle qu’il pouvait le lire chez l’égyptologue. Ça lui paraissait normal, naturel mais il ne se posait jamais plus de question. Leur relation était difficile. Ils se comprenaient sans réellement se comprendre. Ils pouvaient lire certaines lignes mais pas toute et c’était comme vivre les premiers jours dans un pays étranger. On comprend le plus gros, on peut lire dans le contexte mais en fin de journée, on est épuisé à force de faire des efforts intellectuels en permanence et on cherche simplement à s’écrouler sur la première surface plane possible pour dormir jusqu’au lendemain parler la langue de l’autre. On doit se concentrer fortement, on perd parfois le fil et le cerveau est en ébullition. Au final, on est épuisé mentalement, une fatigue parfois plus dure à encaisser que celle physique.

    « Oui et de préférence un hibou rapide si effectivement il se passe quelque chose. »Billy continua-t-il lancé sur le running joke qu’ils créaient à propos de cette histoire de cadeau. Il regarda Leandre, la tête un peu penché de côté. Lui ça le faisait rire mais finalement il ne savait plus trop. Qu’en était-il de l’égyptologue ? Et dire qu’il pensait pouvoir lire l’archéologue si bien quelques secondes plus tôt. « Je plaisante hein…tu le sais ? » Finit-il par demander pour en être sûr. Billy n’était pas très expansif en ce qui concernait ses sentiments et Leandre donnait souvent l’impression d’en souffrir. Après tout, il n’était pas une fille, il n’avait pas besoin de prendre son meilleur ami par le bras, de lui faire des câlins à longueur de journée comme des efféminés et à lui faire des déclarations d’amitié éternelle sur un soleil couchant. Non, effectivement, Billy n’était pas doué en matière de sentiments.

    Malgré sa blague, l’air ne se détendait pas plus. Bon, elle n’était pas drôle mais il pouvait faire un effort, bon sang ? Il finit par céder lui aussi et se pencha sur la table basse pour attraper le paquet abandonné par Leandre plus tôt. Il lui jeta un coup d’œil pour lui demander « puis-je ? » mais n’attendit pas réellement de réponse, allumant déjà la cigarette avec sa baguette magique. Ils fumaient tellement quand ils étaient ensembles.

    Cigarette en main, il finit par se redresser pour se lever du canapé dans lequel il était resté avachi trop longtemps à son goût. Il avait envie de mettre un peu de musique. Juste leurs paroles semblaient petit à petit plomber l’ambiance. Ils avaient besoin d’une diversion. Il alla récupérer le gramophone ensorcelé et 7 disques qu’il ramena sur la table basse. Il s’agenouilla devant avant de jeter un coup d’œil à ceux qu’il avait pris. Il finit par se décider pour un disque qu’il ne se rappelait pas connaître…alors qu’il connaissait la discothèque de Leandre parfaitement. Les musiques remplirent la pièce petit à petit ; du traditionnel, sûrement irlandais. C’était tellement Leandre Hunter. Et ce serait plus festif que leurs conversations remplissant les blancs intermittents.

    « Si un peu quand même. » rétorqua-t-il « Et je ne comprends pas pourquoi, et tu ne t’expliques pas. » Lui fit-il remarquer son regard figé sur Leandre alors que celui-ci laissait tomber la cendre de sa cigarette dans le cendrier.

    « Ouais puis Nath est occupé aussi…Moi j’aime bien les missions, ça me change de la paperasse du Ministère et ça sert à quelque chose au moins. » Il savait que Leandre n’aimait pas ses missions, pensant que parfois elles étaient trop dangereuses et les arguments de Billy ne semblaient pas le convaincre. Ça l’agaçait de ne pas réussir à lui faire admettre le bon côté du boulot qu’on lui faisait faire. C’était parfois difficile et même dangereux, c’était pour une réelle cause. Mais c’était sans doute une histoire de modéré que d’être peu enclin à faire bouger les choses et œuvrer pour une cause.

    « Un journal ?...moi ? » s’exclama Billy, légèrement surpris par l’idée. Leandre eut un léger sourire. «Je ne suis pas un romancier, tu le sais bien…déjà je m’attache à ma table quand je t’envois des lettres, tu sais… »

    Un léger silence et il baissa les yeux se rasseyant sur le canapé au côté de l’égyptologue. Il fuma un petit moment captivé par la fumée de sa cigarette afin de proposer un peu faiblement.

    « Bon si je le fais que pour ces 60 jours, ça t’irait ? Pas plus hein. » Il avait envie de faire un peu plaisir à Leandre. Il se doutait bien que celui-ci était tendu, peut-être à cause de lui parce qu’il était imbuvable, peut-être à cause de son voyage parce que ce n’était pas non plus des vacances. Ecrire rapidement ce qu’il faisait de sa journée ne devrait pas lui prendre trop de temps, il pourrait faire ça au travail quand on n’a pas besoin de lui et ça ferait plaisir à l’Egyptologue. « Bon, t’attends pas à ce que je te l’emballe…et si je le fais pas tous les jours, c’pas grave, on s’en fout. »

    Il le cherchait la seconde d’avant et essayait d’être conciliant celle d’après. Ça devait être parfois des plus éprouvants pour Leandre. Billy était un expert en douche écossaise.


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